
Le marché de l'investissement hôtelier reste actif à Paris en 2026, mais il est plus sélectif qu'il n'y paraît. Le Grand Paris a enregistré environ 845 M€ de transactions hôtelières au premier semestre 2026, en hausse de 38 % sur un an, alors que le nombre d'hôtels vendus a reculé de 31 à 21 : une seule vente explique l'essentiel de la hausse. Les performances parisiennes sont élevées, le prix moyen par chambre se maintient autour de 290 000 € hors transaction exceptionnelle, mais la remontée des taux de la BCE et le recul des réservations depuis la mi-octobre changent la donne pour les acquéreurs. Voici ce qu'un propriétaire doit savoir avant de mettre son hôtel en vente.
En bref
En 2025, l'investissement hôtelier a atteint environ 3,1 Md€ en France selon CBRE, un record. L'Île-de-France en a capté plus de la moitié : 1,6 à 1,9 Md€ selon les cabinets, qui ne retiennent pas tous le même périmètre. Cushman & Wakefield compte 75 hôtels et environ 6 000 chambres vendus dans le Grand Paris sur l'année.
Le premier semestre 2026 prolonge la tendance en montants : environ 1,3 Md€ en France (+42 % selon BNP Paribas Real Estate) et 845 M€ dans le Grand Paris (+38 % selon Cushman & Wakefield). Le détail est moins favorable. Le nombre d'hôtels vendus dans le Grand Paris est passé de 31 à 21, et la hausse tient presque entièrement à la vente du Pullman Paris Tour Eiffel, plus de 400 M€ pour environ 430 chambres. Hors cette opération, le marché parisien a été moins actif qu'un an plus tôt.
Pour un vendeur, la conclusion est simple : les capitaux disponibles sont importants, mais ils se concentrent sur un nombre plus restreint de dossiers. Un hôtel bien préparé trouve preneur ; un dossier incomplet ou mal positionné attend.
Au premier semestre 2026, dans le Grand Paris, les acquéreurs se partagent presque à égalité entre investisseurs institutionnels (48 % des montants) et investisseurs privés (47 %), dont la part a doublé sur un an. Les vendeurs sont majoritairement privés (60 %). Selon BNP Paribas Real Estate, plus de neuf investisseurs sur dix sur le marché hôtelier français sont français.
Christie & Co cite comme acquéreurs les plus actifs les opérateurs hôteliers, les investisseurs privés, les family offices et les fonds de capital-investissement. Les investisseurs institutionnels qui n'achètent que des murs, et en particulier les foncières, restent plus prudents en raison du niveau des rendements.
Chaque profil cherche autre chose : un emplacement et une exploitation à reprendre pour un opérateur, un revenu sécurisé pour un investisseur en murs, un potentiel de repositionnement pour un fonds. Identifier les bons acquéreurs pour un hôtel donné fait partie de la préparation de la vente.
Il n'existe pas de prix de marché unique, mais quelques repères publiés :
Ces chiffres situent un dossier, ils ne le valorisent pas. Deux hôtels de même taille peuvent valoir du simple au double selon leur résultat, leur bail, leur état et leur emplacement. Nous expliquons les méthodes dans notre article sur l'estimation de la valeur d'un hôtel.
Les performances d'exploitation restent élevées. En 2025, les hôtels de Paris intra-muros ont affiché un taux d'occupation d'environ 81 %, le plus haut depuis 2010, pour un RevPAR de 180 € à 195 € selon les sources. La fréquentation hôtelière francilienne a progressé de 7,1 % sur l'année selon l'Insee, portée par les établissements 4 et 5 étoiles.
En 2026, le RevPAR parisien progresse encore d'environ 3 % sur les huit premiers mois (MKG), avec un mois de septembre très fort. Le recul des meublés touristiques à Paris, après la limitation de la location des résidences principales à 90 jours par an, peut aussi réduire une partie de la concurrence faite à l'hôtellerie.
Personne ne peut le dire de façon générale. Quelques critères aident à décider :
Aucune source neutre ne publie de durée type. Les intermédiaires du secteur avancent des fourchettes allant de quelques mois pour une vente discrète bien préparée à plus d'un an pour un dossier diffusé largement ou mal positionné en prix. Certains délais légaux sont en revanche incompressibles : information des salariés, droit de préemption de la commune le cas échéant, publication de la vente et délai d'opposition des créanciers. Nous les détaillons dans notre guide pour vendre son hôtel.
AGUILA est titulaire de la carte « Transactions sur immeubles et fonds de commerce » (CPI 7501 2025 000 000 104, CCI Paris Île-de-France). Un associé analyse votre exploitation, vos comptes, votre bail et l'immeuble, établit une valeur argumentée, prépare le dossier et approche des acquéreurs sélectionnés, sous accord de confidentialité. Voir notre accompagnement en transaction hôtelière et, si l'hôtel doit être repositionné avant la vente, notre conseil hôtelier.
Vous vous demandez ce que vaut votre hôtel aujourd'hui ? Écrivez-nous en toute confidentialité : nous vous dirons comment les acquéreurs actuels liront votre dossier.
Au premier semestre 2026, le prix moyen par chambre des transactions du Grand Paris était de 291 000 €, hors vente exceptionnelle, avec des écarts de 216 000 € à plus de 600 000 € selon les opérations, et plus de 1 M€ pour certains petits 5 étoiles. Ce repère ne remplace pas une évaluation fondée sur le résultat de l'hôtel.
Les montants investis progressent (845 M€ dans le Grand Paris au premier semestre, +38 %), mais le nombre de transactions recule (21 hôtels contre 31), et une seule vente explique l'essentiel de la hausse.
Des investisseurs majoritairement français : investisseurs privés et family offices, fonds, investisseurs institutionnels et opérateurs hôteliers.
Pour les meilleurs actifs, de 4,75 % à 5,25 % selon Cushman & Wakefield au premier semestre 2026. Les actifs moins bien placés ou à rénover exigent des rendements plus élevés.
Elle renchérit le crédit des acquéreurs et peut peser sur les offres, en particulier pour les acheteurs qui empruntent beaucoup. Les prix publiés au premier semestre 2026 étaient encore stables ; l'effet du relèvement de septembre n'est pas encore mesuré.
Consultées entre le 5 et le 7 novembre 2026.
Les chiffres cités proviennent d'études de cabinets et de sources publiques, avec des périmètres parfois différents ; les prix par chambre sont des moyennes de transactions et ne valent pas évaluation. Ce contenu est informatif.
Chaque dossier a ses contraintes propres. Exposez-nous la vôtre : nous vous dirons ce qui est réellement praticable, et ce qui ne l'est pas.
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