
En 2025, le revenu par chambre disponible (RevPAR) des hôtels d'Île-de-France hors Paris a reculé d'environ 9 %, à 67 €. Le prix moyen a baissé de 8 %, à 105 €, et le taux d'occupation s'est établi à 64 %, selon In Extenso. Ce recul s'explique par le contrecoup des Jeux olympiques et par l'arrivée d'environ 10 000 chambres nouvelles hors Paris depuis 2022. Début 2026, les indicateurs se redressent, mais les acquéreurs restent sélectifs et le crédit plus cher : la BCE a relevé son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre 2026.
En bref
Le marché francilien hors Paris sort d'une année de correction. In Extenso a présenté son bilan 2025 lors de sa conférence annuelle du 6 février 2026 à La Défense. Ses chiffres sur l'Île-de-France hors Paris :
Ce recul ne traduit pas une baisse de la demande. Selon l'Insee, les hôtels franciliens ont enregistré 72,8 millions de nuitées en 2025, soit 7,1 % de plus qu'en 2024. Les nuitées progressent de 8,3 % dans les 3 étoiles et de 10,5 % dans les 4 et 5 étoiles. Elles reculent de 22,3 % dans les hôtels non classés, pour la troisième année de suite.
La demande se déplace donc vers les établissements classés et rénovés, ce que les acquéreurs regardent en premier.
Le début de 2026 montre un redressement. D'après l'observatoire mensuel UMIH-GNC réalisé avec MKG, le RevPAR de l'Île-de-France hors Paris progresse d'environ 5 % sur les cinq premiers mois de 2026 par rapport à 2025, avec un taux d'occupation en hausse de 2,5 points.
In Extenso avance trois explications.
Selon In Extenso, l'Île-de-France hors Paris aura besoin de temps pour absorber cette nouvelle capacité. Le retour de la demande d'affaires sera déterminant.
Parler d'un marché « hors Paris » unique est trompeur. Les sources publiques montrent des trajectoires contrastées selon les pôles de demande.
Dans les Hauts-de-Seine, l'Insee relève en 2025 :
Pour la zone de La Défense, le baromètre MKG publié par l'office de tourisme du Grand Roissy indique sur les onze premiers mois de 2025 :
La zone aéroportuaire a connu la correction la plus forte. Selon Grand Roissy Tourisme, de janvier à octobre 2025 :
La zone Aéroport limite la baisse de son RevPAR à 15,3 %. Villepinte et Paris Nord 2, plus dépendantes des salons professionnels, reculent de 26,3 %. L'Insee observe par ailleurs une légère baisse du taux d'occupation hôtelier en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise en 2025, de 0,5 à 1 point selon les départements.
Dans le Val-de-Marne, le taux d'occupation hôtelier atteint 67,5 % en 2025, en hausse de 2 points (Insee). Autour d'Orly, en revanche, le baromètre MKG relève sur onze mois un RevPAR de 66,6 € HT, en recul de 12,9 %. Le volume résiste, mais les prix se sont ajustés après 2024.
La Seine-et-Marne est le premier département francilien hors Paris en nuitées : 13,6 millions en 2025, tous hébergements collectifs confondus, dont 62,5 % de clientèle non résidente. La clientèle d'affaires n'y représente que 14 % des nuitées, ce que l'Insee attribue notamment à la présence de Disneyland Paris. Pour la zone Disney, le baromètre MKG indique sur onze mois un RevPAR de 87,4 € HT, en baisse de 5,5 %. Cette demande de loisirs est moins exposée au cycle des entreprises.
En 2025, les nuitées progressent de 8,7 % dans les Yvelines et de seulement 0,6 % dans l'Essonne (Insee, ensemble des hébergements collectifs). Le taux d'occupation hôtelier y recule légèrement. Pour un vendeur, le bassin de clientèle de son établissement compte davantage que la moyenne départementale.
Les statistiques d'investissement publiées portent sur le Grand Paris, Paris compris. Au premier semestre 2026, Cushman & Wakefield y recense environ 845 M€ investis dans 21 hôtels. Hors cession du Pullman Paris Tour Eiffel, le prix moyen ressort à 291 000 € par chambre. Ce chiffre est tiré par les actifs parisiens : il ne doit pas servir de référence directe pour un hôtel de périphérie. Notre article sur le marché de la vente d'hôtels à Paris détaille ces transactions.
Le profil des acheteurs est plus instructif. Selon Cushman & Wakefield :
Pour un hôtel hors Paris, les candidats sont en pratique des hôteliers indépendants, des groupes et franchisés qui étendent leur réseau, des family offices et des investisseurs qui achètent les murs loués à un exploitant. Chacun regarde des critères différents. Un exploitant juge le potentiel d'exploitation. Un investisseur en murs juge le bail, le loyer et la solidité de l'exploitant.
Le 10 septembre 2026, la Banque centrale européenne a relevé ses trois taux directeurs de 0,25 point. Ce relèvement a pris effet le 16 septembre. Le taux de la facilité de dépôt est passé à 2,50 %. Le 29 octobre 2026, la BCE les a laissés inchangés, en notant que les conditions de financement s'étaient durcies.
Pour un acquéreur qui finance une partie du prix par emprunt, chaque hausse de taux réduit le montant qu'il peut payer à résultat d'exploitation égal.
Exemple de calcul. Un emprunt de 5 000 000 € à 4,5 % coûte 225 000 € d'intérêts la première année. À 5,0 %, il en coûte 250 000 €, soit 25 000 € de plus chaque année. Ces taux sont illustratifs : ils ne reflètent pas une offre bancaire.
Le vendeur doit donc présenter des résultats d'exploitation solides et documentés, qui justifient le prix demandé malgré le coût du crédit.
Dans un marché sélectif, la préparation fait la différence. Les points à réunir avant toute approche d'acquéreurs :
Le contenu complet du dossier est détaillé dans notre article sur la préparation du dossier de vente d'un hôtel.
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Dans le cadre de nos missions de transaction hôtelière, AGUILA accompagne les propriétaires d'hôtels, de fonds ou de murs, en Île-de-France et en France :
Il a reculé en 2025, avec un RevPAR en baisse d'environ 9 % à 67 € selon In Extenso. Début 2026, la tendance s'inverse : l'observatoire UMIH-GNC (MKG) relève une hausse du RevPAR d'environ 5 % sur les cinq premiers mois. La reprise reste inégale selon les zones.
Les données publiques de 2025 montrent une meilleure tenue de l'occupation dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. La zone de Roissy et les secteurs liés aux salons professionnels ont subi les plus fortes baisses de prix. La Seine-et-Marne s'appuie sur une clientèle de loisirs, liée notamment à Disneyland Paris.
Il n'existe pas de prix public par chambre propre à l'Île-de-France hors Paris. La référence de 291 000 € par chambre publiée par Cushman & Wakefield pour le Grand Paris au premier semestre 2026 inclut Paris et ne s'applique pas directement à un hôtel de périphérie. La valeur se détermine à partir du résultat d'exploitation et des transactions comparables.
Oui, indirectement. Le taux de dépôt de la BCE est passé à 2,50 % le 16 septembre 2026 et a été maintenu le 29 octobre. Un crédit plus cher réduit la capacité d'emprunt des acquéreurs et rend le dossier financier du vendeur plus déterminant.
Principalement des investisseurs privés, des hôteliers indépendants, des groupes et franchisés, ainsi que des investisseurs en murs loués. Au premier semestre 2026, les investisseurs privés représentaient 47 % des montants acquis dans le Grand Paris, selon Cushman & Wakefield.
Consultées le 7 novembre 2026.
Ce contenu est informatif et à jour au 7 novembre 2026. Les données de marché citées sont des moyennes publiées par des tiers ; elles ne constituent ni une estimation de votre établissement ni un conseil en investissement. AGUILA n'est ni un cabinet d'avocats, ni un expert-comptable.
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